Détecteur de tension secteur

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Cette électronique de 3 sous permet de signaler en toute sécurité à un autre circuit qu’un appareil donné est connecté à la tension du secteur. On fait appel pour ce faire à un opto-coupleur dont l’isolation respecte les normes de la classe 2, à un CNY65 en l’occurrence.

L’alimentation de la LED intégrée dans le CNY65 se fait directement depuis la tension du secteur par le biais d’un diviseur de tension capacitif constitué par R1, C1 et R2. Si l’on donne à C1 une valeur de 10 nF l’intensité du courant traversant la LED est de 0,7 mA (à 230 V), valeur suffisant à produire la lumière requise pour faire entrer en conduction le transistor intégré dans l’optocoupleur.

La tension aux bornes de la LED est de l’ordre de 1 V.

La puissance consommée par le détecteur n’est que de 0,15 VA; le circuit ne consomme de courant que si l’appareil auquel il est connecté se trouve lui-même en fonction. Il va sans dire que le but de notre détecteur de tension secteur est de trouver place à l’intérieur de l’appareil que l’on veut doter d’un tel dispositif indicateur; dans ce cas-là le circuit sera à intercaler en aval de l’interrupteur secteur.

Il faudra, lors du câblage de ce montage, veiller à respecter scrupuleusement les normes de sécurité ! N’oublions pas que nous sommes en présence de la tension du secteur !

L’une des applications potentielles de ce circuit est de se substituer à la fonction remplie par l’interrupteur S1 du préamplificateur MC/MD décrit dans le numéro de juin. Ainsi, dès la détection de la mise en route de la table de lecture la ligne Line in de la carteson du PC est automatiquement reliée au préamplificateur, à condition bien entendu que le préamplificateur MC/MD soit lui même alimenté.

L’interconnexion peut se faire par le biais d’un câble trifilaire doté à ses extrémités des connecteurs requis. Autre application envisageable : dispositif d’initialisation/remise à zéro à la mise sous tension (POSR = Power On Set/Reset) dans le cadre d’un circuit de protection.

Le transistor de sortie est capable de commuter un courant de 10 mA au minimum; sur notre prototype nous avons relevé, pour T1, à un courant de 20 mA, une tension de coude de 0,2 V. L’optocoupleur supporte une tension de commutation maximale de 30 V.

Nous avons ajouté le fusible F1 de façon à pouvoir se passer d’un éventuel porte-fusible de châssis. Il est bon de prendre l’habitude, pour des raisons de sécurité, de doter la platine d’une petite étiquette indiquant les caractéristiques du fusible à implanter : valeur nominale et type, rapide, retardé.1

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Liste des composants :

Résistances :
R1,R2 = 100 Ω
R3 = 100 kΩ

Condensateurs :
C1 = 10 nF/250 VAC (classe X2)
C2 = 47 μF/25 V radial

Semi-conducteurs :
B1 = B250C1500 (rond)
T1 = BC547B
IC1 = CNY65 (Telefunken)

Divers :
K1,K2 = bornier encastrable à 2 contacts au pas de 7,5 mm
F1 = porte-fusible avec fusible

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