Manifestations du 17 Novembre 2018 – Les réelles motivations

À cette heure où un tournant se présente, il faut bien comprendre les réelles motivations du rassemblement citoyen du 17 novembre 2018.
Beaucoup de médias, blogs et autres parlent de la hausse du carburant, en réalité, la hausse du carburant n’est qu’un détail (pas des moindres tout de même).
De plus, cela ne durera pas que le 17 novembre, mais aussi le 18, le 19, le 20, etc.

Ce que nous devons garder en tête c’est que ce rassemblement se veut apolitique, beaucoup de partis tentent de se greffer à ce mouvement citoyen, alors, chers “amis” de la politique, restez chez vous, nous ne voulons pas de vous, vous avez suffisamment fait de tort au peuple, votre cupidité reprendra le dessus de toute manière.

Attention — Cette liste est non exhaustive, il y a beaucoup plus de points à éclaircir.

Article disponible au format PDF

Il y a énormément de points à soulever dans tout cela :

– La hausse des carburants
– Le véhicule électrique, bonne idée ?
– La modification des contrôles techniques
– Et la couche d’ozone dans tout ça ?
– La réforme et suppression de postes à l’école
– La réformes des assistantes maternelles et assistants maternels
– L’agriculture en France
– Les retraites … Les quoi ? Connais pas !
– D’autres points ? Oui, les pompiers, les gendarmes, les policiers, militaires, corps médical …
– Les salaires de nos dirigeants
– Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique)
– Les consignes durant le temps de cette action
– Nos revendications


La hausse des carburants :

Rien de plus clair que ce que l’on peut voir lorsque l’on passe à la pompe …
Sur l’année 2018, une augmentation de 16,34% pour le gazole, 4,28% pour le sans-plomb 95, 4,23% pour le sans-plomb 98 et 18,81% pour le GPL.

L’état prétexte un point écologique, d’un point de vue de “Bisounours”, d’accord, mais dans la réalité, on en est loin.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas le produit pétrolier (et son prix) qui est la principale composante du tarif que proposent les stations-essences. En effet, le prix du carburant en France est constitué majoritairement… de taxes (50 à 60%) ! Si la matière première (pétrole + carburants) a une influence sur le montant de votre plein, cette influence est partielle et très aléatoire, car elle dépend également des variations des taux de change (pétrole acheté en dollars, carburant vendu en euros).

Quand on visualise le graphique ci-dessous qui représente l’évolution du prix de l’essence hors taxes et des taxes, on constate bien que ces taxes sont bien présentes et ne descendent pas au même titre que le prix de l’essence hors taxes. Une constante que l’état maintient avec plaisir et qui va continuer en 2019.

Le calendrier des taxes fait encore parler de lui. Le gouvernement a en effet prévu de relever progressivement la taxe carbone, ce prélèvement pesant sur les produits énergétiques en fonction de leur émission de CO2, jusqu’en 2022. Ce qui affecte le prix du fioul, du gaz… et bien entendu celui des carburants. Pour ne rien arranger, le diesel, qui bénéficie actuellement d’une fiscalité favorable par rapport à l’essence, va subir un rattrapage tout au long du quinquennat. Sans oublier que la TVA sur ces carburants va aussi se renchérir, car elle s’applique, étonnamment, sur le prix incluant la taxe carbone …

Au total, ces tours de vis fiscaux vont entraîner une hausse du prix du diesel de 6,5 centimes d’euros par litre en 2019, et de 2,9 centimes pour l’essence, selon les calculs de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).

A savoir qu’à ce jour, l’état empoche 63 milliards d’euros ! En effet, l’ACA dénonce les taxes élevées dont s’acquittent les automobilistes à travers la TVA, et fait état de 63 milliards d’euros de “taxes acquittées par les utilisateurs de véhicules, soit plus que l’impôt sur le revenu ou que l’impôt sur les sociétés”.


Le véhicule électrique, bonne idée ? :

Prenons l’exemple d’un véhicule féerique qui est le véhicule électrique, durant l’ensemble de son cycle de vie, elle émet presque autant de carbone qu’un véhicule diesel, eh oui, cela paraît étonnant et pourtant, pour sa fabrication, une voiture électrique, nécessite des métaux rares, pour sa partie électronique et ses imposantes batteries. Ces métaux rares sont extraits du sol, principalement en Chine, raffinés et acheminés dans les usines de fabrication des batteries, tout cela a un coût écologique extrêmement lourd en terme de rejet carbone, et de pollution des zones environnantes.

Pour produire un véhicule électrique, il faut deux à trois fois plus d’énergie que pour construire un véhicule conventionnel. Une aberration, quand on cherche justement à réduire l’impact sur l’environnement. Avant même d’avoir effectué son premier kilomètre, une voiture électrique a déjà nécessité 3 à 4 fois plus d’émission de gaz à effet de serre qu’un véhicule classique.

Source Mediapart

En France, il faut être honnête, nous ne disposons pas de source de génération électrique suffisante pour alimenter les 32,5 millions de voitures particulières, les 6,2 millions d’utilitaires légers et les 0,6 millions de véhicules lourds. EDF annonce que le système électrique Français dispose de 4 réacteurs de 1450 MW (Mega Watts), 20 réacteurs de 1300 MW et 34 réacteurs de 900 MW. Soit une production estimable de 62400 MW. Sachant que EDF annonce quand même qu’un réacteur de 900 MW produit en réalité, 500 000 MW par mois, soit réellement 694,44 MW par  heure et donc 77,16% de rentabilité.

Si nous calculons rapidement, en moyenne, un véhicule électrique léger consomme 10 KW / 100 Km sur un parc de 38,7 millions de véhicules au total (en retirant les véhicules lourds).
Notre production énergétique, 62 400 000 KW en imputant les 77,16% de rentabilité, ça nous donne 48 147 840 KW.
Cela nous donne la possibilité de recharger 4 814 784 véhicules en même temps. Comment faisons-nous pour les 33,88 millions restants ? A chacun son tour ?
Ça pourrait devenir comique quand tout le monde sera rentré du travail 😉

Maintenant faut-il parler du traitement des batteries et autres éléments électroniques ?
Pas utile non plus, c’est simple, en France nous ne savons pas traiter ces déchets. Alors nous les expédions dans d’autres pays pour de l’enfouissement et pour tuer un peu plus rapidement les personnes qui travaillent avec les produits chimiques utilisés.

Mais avant de parler de traitement, nous devrions parler du commencement, les ravages de l’extraction et du business de l’or blanc, le Lithium. Le triangle ABC, pour Argentine, Bolivie et Chili, où se trouvent près de 85 % des réserves mondiales du minéral. Et chaque multinationale entend bien avoir sa part du gâteau. A ce petit jeu, l’Argentine rattrape à la hâte son retard sur ses deux voisins, comme le spécifie Reporterre dans son article “Corruption, pollution, consommation, les ravages du Lithium en Argentine“.

Les entreprises déjà présentes sur ces terrains exploitent pas loin de 18 000 Hectares.
Pour exemple, à Olaroz, l’exploitation titanesque occupera dix-huit mille hectares pendant quarante années. Le tout pour un investissement de plus de 230 millions de dollars. Objectif : produire 17 500 tonnes de lithium par an.

Mais pour gérer une production de Lithium, il faut de l’eau, beaucoup d’eau. Il y a un risque pur et simple de sécheresse dans une région où la situation s’avère déjà tendue. Selon l’enquête d’impact, l’usine aurait un besoin de dix litres d’eau par seconde pour tenir les cadences de production fixées par les investisseurs.
Imaginez 600 litres à la minute ! Alors que tous les courants d’eau sont déviés pour les différentes productions, sur ce projet de 4 ans, ces entreprises auront détournées 1 261 440 000 de litres d’eau.

Pendant ce temps là, les agriculteurs, les habitants, la faune et la flore seront détruits, ravagés et donc un écosystème anéanti, des vies brisées …

Comment pouvons-nous accepter ces actions. Bien entendu, nous avons besoin du Lithium pour le moment, nos téléphones, tablettes, l’ensemble de nos objets portatifs.
Mais pour l’automobile, il y a bien d’autres alternatives.
Le moteur Pantone
Moteur à hydrogène
Véhicules hybrides ?

Pour le moment, il faut arrêter de dire que quand on roule avec un véhicule électrique on roule propre, ce n’est pas vrai.


La modification des contrôles techniques :

L’examen du contrôle technique se durcit au 1er janvier 2019. Pas pour tous les véhicules, notez bien, uniquement pour ceux dont le moteur Diesel répond aux normes européennes d’émissions Euro 4, Euro 5 et Euro 6. Par conséquent, le nouveau tour de vis opéré en janvier 2019 concerne les véhicules Diesel homologués à compter du 1er janvier 2005 pour les nouveaux types et à compter de janvier 2006 pour toute voiture neuve.

La loi de transition énergétique votée en août 2015, à savoir détecter les véhicules dont le moteur Diesel émet trop de particules et exige sa remise en état sous un délai de deux mois (délai de la contre-visite).

Sauf que là aussi il va y avoir un hic, si le véhicule présente un réel problème pour le contrôleur technique et en accord avec la nouvelle loi de transition énergétique, il pourra immobiliser votre véhicule dès le lendemain.

J’ai réfléchi à toute cette mascarade, certes il y a des véhicules franchement limites qui devrait être immobilisés pour la sécurité de tous, mais en me mettant à la place d’une personne à la recherche d’un emploi, qui n’a pas les moyens financiers de faire corriger un problème critique, le véhicule se retrouve immobilisé et la personne ne peut pas spécialement se déplacer pour trouver un job. Le serpent qui se mord la queue ? incontestablement OUI !

Un autre point qui montre encore la lubie financière des gros patrons, le FAP (Filtre A Particule), dixit Wikipedia : Un filtre à particules (ou FAP) est un système de filtration utilisé pour retenir les fines particules, cancérogènes pour l’homme, contenues dans les gaz de combustion, particulièrement des cheminées à bois et des moteurs Diesel. Jusque là tout va bien pour nous, sauf que dans la réalité, une fois que votre FAP a bloqué toutes ces vilaines particules très très méchantes pour l’homme, il faut bien en faire quelque chose.

C’est là que la régénération entre en jeu, à partir d’un certain seuil de colmatage (environ 18gr), le calculateur moteur déclenche une régénération active.
Cette régénération magique produit du NOx ( Oxydes d’Azote), les vapeurs nitreuses sont toxiques, et constituent une source croissante de la pollution de l’air : elles contribuent à l’effet de serre et au dérèglement climatique, et sont acidifiantes et eutrophisantes. Les NOx sont devenus la principale source des pluies acides (alors que la pollution par les oxydes de soufre a régressé) et de l’acidification des eaux douces.

Le NO2 est mortellement toxique (40 fois plus que le CO, 4 fois plus que le NO). Il pénètre profondément dans les poumons et est soluble dans l’eau.
Les pics de concentrations sont plus nocifs qu’une même dose étalée sur une longue période. Le NO est un gaz irritant pour les bronches, il réduit le pouvoir oxygénateur du sang.

Pour un peu plus de lecture à ce sujet, allez visiter le site de Wikipedia


Et la couche d’ozone dans tout ça ?

Aujourd’hui, un rapport d’experts mandatés par les Nations unies se montre particulièrement optimiste. Depuis 2000, la couche d’ozone s’est reconstituée à un rythme de 1 à 3 % par décennie. De quoi espérer revenir au niveau des années 1980 dès la décennie 2030 concernant l’hémisphère Nord. Plutôt dans les années 2050 pour l’hémisphère Sud et une dizaine d’années plus tard du côté des régions polaires.

Pour un peu plus de lecture à ce sujet, allez visiter le site de National Geographic


– La réforme et suppression de poste à l’école :

En 2019, 2 600 postes seront supprimés au collège et au lycée, et 1 900 créés dans le primaire (selon le ministère de l’éducation).
Le budget de l’éducation nationale semblent se préciser, Dans le second degré, 2 600 postes d’enseignants seront supprimés, pour 1 900 postes créés dans le premier degré.

A ce chiffre s’ajoutent la suppression de 600 postes dans l’enseignement privé et celle de 400 postes d’administratifs. Le lundi 17 septembre, le ministre avait confirmé sur France Inter une information ayant circulé au cours du week-end : 1 800 postes seront supprimés. Mais il s’agissait du solde et, chez les enseignants du second degré, l’addition sera en fait plus lourde.

Sauf erreur de ma part, il n’y a pas moins d’enfants qui vont à l’école et pourtant, depuis des années, l’état supprime des postes à tout-va ! L’idée première serait de faire faire encore plus d’heures aux enseignants, mais dans quelle optique ? Les pousser à bout ?

Déjà que dans certaines écoles, tout n’est pas simple. Classes difficiles, manque de matériel, problème de formation des jeunes enseignants …

Sans ajouter que les Agents territorial spécialisés des écoles maternelles (Atsem) sont tout aussi concernés par ces problèmes d’ouverture de postes.
Beaucoup d’écoles n’ont pas l’autorisation ou les moyens de mettre en place un / une Atsem et pourtant, ils ont un rôle primordial dans les premiers pas scolaires des enfants.

Concernant les AESH (Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap), anciennement AVS, la plupart sont à 24 h par semaine, payées 730 € par mois. S’il n’y avait que le salaire qui cause problème. Et bien non, ces personnes indispensables à l’inclusion des enfants handicapés dans le système scolaire, de la maternelle au BTS, se sentent aussi méprisées.

Avant d’être en CDI, il faut d’abord faire six ans de CDD, vous imaginez avoir six ans de CDD dans une entreprise privée ? On ne sait jamais, il faut encore faire ses preuves après cinq ans, peut-être que certain(e)s AESH ne font pas l’affaire. Une fois en CDI, la galère continue.
Les AESH n’ont jamais d’augmentation de salaire, pourtant payés par l’Éducation nationale, ils / elles ne sont pas fonctionnaires…

L’état pointe du doigts les entreprises privées qui débordent sur certains contrats, tandis qu’eux, le font librement, sans même se soucier des conséquences sur le personnel.

Je vous laisse tout de même admirer ce graphique qui montre l’évolution 2019 :


– La réformes des assistantes maternelles et assistants maternels :

Les Assistantes maternelles en ont marre. En cause, la réforme chômage. Aujourd’hui elles peuvent percevoir avec Pôle Emploi une indemnisation pour activité réduite en cas de perte d’un contrat de travail. Avec la suppression de l’indemnisation pour activité réduite, beaucoup d’assistantes maternelles seraient obligées d’arrêter et tout simplement se mettre au chômage.

Déjà que beaucoup travaillent avec des contrats dépassant amplement le 35 heures / semaine tout en gagnant en moyenne sur l’ensemble du territoire 2,80 euros de l’heure net par enfant gardé.

Le facteur de variation le plus important est géographique. En effet, selon l’édition 2017 du rapport de branche publié par la fédération des particuliers employeurs de France, le salaire horaire net moyen varie de 2,66 euros (1,28 fois le taux horaire minimal) dans la Sarthe à 4,26 euros (2,05 fois le taux horaire minimal) en Haute-Corse. Les taux horaires les plus élevés sont versés dans la région Île-de-France, dans les DOM et dans le Sud-Est de la France.

A cela s’ajoute la précarité de cet emploi. Une assistante maternelle peut très bien perdre 2 voir 3 contrats dans la même année et ne pas en retrouver pour autant. Ce coup de pousse de Pole Emploi est désormais destiné à disparaître.

Maintenant, comment ferez-vous pour faire garder vos enfants ? Les crèches ? Êtes-vous sure ? Avec les suppressions permanentes d’emplois dans ce secteur et la non construction de nouvelles structures, vous serez plutôt amené à ne plus ou pas faire d’enfant ou à vous mettre au chômage le temps qu’il commence l’école, si d’ici là, les places ne seront pas devenues payantes.


– L’agriculture en France :

Devons-nous encore expliquer se qu’il se passe pour nos agriculteurs ?

La fin des aides dans certaines zones défavorisées, la France a présentée à Bruxelles une nouvelle carte, restreinte, des «zones défavorisées simples» (ZDS). Il s’agit de zones qui souffrent d’un handicap naturel comme le climat ou le relief. Il existe en réalité trois types de «zones défavorisées», les «simples», mais aussi les zones de montagne et les zones de handicaps spécifiques, qui ne sont pas concernées par la modification de la carte.

Environ 1 400 communes doivent être progressivement exclues de ce dispositif, selon les chiffres donnés par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, le 18 février 2018.

Les exploitations ne pourront plus bénéficier de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), financée à 25% par l’État et à 75% par l’Union européenne. Aujourd’hui, cette aide, qui existe depuis 1976 et dépend du budget de la politique agricole commune, représente (dans ses trois volets) un milliard d’euros annuels en France distribués entre 99 000 agriculteurs.

Mais le gouvernement se veut “rassurant” et avance que, si certains agriculteurs perdront de l’argent, 60 000 d’entre eux seront éligibles à cette aide pour les ZDS lorsque la nouvelle carte entrera en vigueur (le 1er janvier 2019) contre 52 500 aujourd’hui.

Mais que deviennent les 39 000 agriculteurs restants ?

De septembre 2016 à septembre 2017, 1.281 défaillances d’entreprises agricoles ont été répertoriées, soit une hausse de 6,7% par rapport aux douze mois précédents, selon l’Insee. Selon la sécurité sociale des agriculteurs la MSA, 30% des agriculteurs ont eu en 2016 un revenu inférieur à 350 euros par mois, avec un revenu moyen compris entre 13.000 et 15.000 euros par an, soit entre 1.083 et 1.250 euros par mois. En outre, cette même année, près de 20% des exploitants ne pouvaient pas se verser de salaires.

L’asphyxie et le malaise sont tels que certains agriculteurs surmenés, acculés sous les dettes, mettent fin à leurs jours. Les dernières données publiques répertoriées par Santé publique France, le 5 octobre 2016, démontrent que le problème de suicides des agriculteurs est majeur. Il existe un excès de mortalité par suicide chez les hommes agriculteurs exploitants à partir de 2008 jusqu’en 2010. (+28% en 2008, +22% en 2009, +20% en 2010)», note la MSA, la sécurité sociale agricole. Le suicide chez les agriculteurs reste un phénomène difficile à estimer, toutefois une étude menée entre 2008 et 2013 a confirmé le chiffre d’un suicide tous les deux jours.


Les retraites … Les quoi ? Connais pas ! :

Ah ! Cette douce mélodie d’endormissement au sujet des retraites.
La fusion des régimes de retraite complémentaires du privé Agirc et Arrco au 1er janvier 2019 va avoir de nombreuses conséquences, en particulier pour les salariés. Et la plupart sont négatives …

A compter du 1er janvier 2019, un nouveau régime unique, dénommé régime Agirc-Arrco, va remplacer les actuels régimes du même nom. Tous les salariés du privé, cadres et non cadres, n’auront plus qu’un seul régime complémentaire obligatoire en plus de leur régime de base. Toutefois, il reprendra les droits qu’ils ont acquis dans les deux régimes jusqu’à cette date et son fonctionnement sera identique.

Cependant, il hausse des cotisations pour la plupart des salariés du privé, c’est la principale conséquence pour les actifs, elle résulte notamment d’une augmentation de ce qu’on nomme le “taux d’appel” des cotisations, de 125% à 127%. Un élément qui paraît technique, mais qui s’avère en fait redoutable puisque la hausse des cotisations qu’il implique ne génère pas de nouveaux droits à la retraite. Dans l’ensemble, on cotisera beaucoup plus pour autant, voir même, moins de droit.

Un système de bonus / malus est mis en place pour les générations nées à partir de 1957 pour les inciter à décaler la date de leur départ. Il consiste à appliquer un malus à ceux qui décident de partir dès qu’ils réunissent les conditions pour avoir le droit à une retraite à taux plein. Ce malus de 10% est temporaire. Il ne s’applique que pendant 3 ans, et au maximum jusqu’à 67 ans (son taux est ramené à 5% pour les retraités qui sont assujettis à la CSG au taux réduit de 3,8%).

Cette nouvelle règle permet juste de nous préparer pour la suite des événements que nous réserve l’état.


D’autres points ? Oui, les pompiers, les gendarmes, les policiers, militaires, corps médical … :

Bien entendu qu’eux aussi sont taxés et vivent exactement les mêmes problèmes de nous autres.
Eux aussi sont clairement en manque d’effectif et travaillent avec des moyens très limités.

Policiers et Gendarmes, devons-nous vous rappeler votre Serment « Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d’observer les devoirs et la réserve qu’elles m’imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d’impartialité. Je m’engage à ne faire qu’un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l’exercice de mes fonctions. » (Décret n° 2009-481 du 28 avril 2009 relatif à la prestation de serment des réservistes de la gendarmerie nationale autres que les militaires retraités de la gendarmerie nationale et les fonctionnaires retraités de la police nationale ayant eu la qualité d’officier ou d’agent de police judiciaire)

J’ai pour souvenir l’audition de Guillaume Lebeau et de Maggy Biskupski de la Police Nationale par la commission d’enquête du Sénat sur l’état des forces de sécurité intérieures. Cette audition avait pour but de souligner les conditions de travail des forces de l’ordre.
Maggy Biskupski qui malheureusement a quitté ce monde le lundi 12 novembre 2018.

Audition de Guillaume Lebeau et de Maggy Biskupski de la Police Nationale

La commission d'enquête du Sénat sur l'état des forces de sécurité intérieure a entendu, le 7 février 2018, Guillaume Lebeau, auteur de l'ouvrage "Colère de flic", et Maggy Biskupski, de l' Association MPC - Mobilisation des Policiers en Colère. Une audition à (re)découvrir 📺👇

Publiée par Sénat sur Vendredi 23 février 2018

Sans compter le personnel médical, un triste constat depuis des années, heureusement que ce sont des personnes courageuses qui ne lâchent rien et se donnent corps et âme pour leur travail.

Les ambulanciers manifestent aussi leur colère vis-à-vis de la réforme du financement des transports sanitaires entre établissements de santé.
Depuis le 1er octobre 2018, date d’entrée en vigueur de l’article 80 du projet de loi de financement de la sécurité sociale, les hôpitaux prennent en charge les coûts des transports sanitaires. Jusqu’alors, c’était les malades qui choisissaient leur prestataire lorsqu’ils devaient par exemple se rendre à une séance de chimiothérapie ou bien se faire hospitaliser, et se faisaient ensuite rembourser par l’Assurance maladie.

Juste quelques lignes pour dire qu’il faut aussi les soutenir au lieu de les agresser et de les prendre à partie.


Les salaires de nos dirigeants :

On peut comprendre qu’il faut faire des efforts financiers pour le bon fonctionnement de notre pays, alors, je vais vous donner les chiffres liés aux salaires de nos dirigeants et surtout tous les efforts qu’ils font pour être plus économiques …

Par mesure de bon sens sur la publication de cette information, je vous joins aussi le projet de loi de finances pour 2018.

Projet de loi de finances 2018


Les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique)

C’est dans la plus grande discrétion que les “Grandes Orientations de Politique Économique” (GOPE) fixées par la Commission européenne à Bruxelles aux 28 États membres de l’Union européenne pour 2014-2015 ont été publiées le 2 juin dernier.
Aucun média de grande diffusion ne s’en est fait l’écho de façon approfondie et sérieuse auprès de nos concitoyens, aucun des partis politiques ayant accès à ces médias non plus.

Pourtant, ces GOPÉ publiées constituent ni plus ni moins que la feuille de route fixée à chaque État membre de l’Union européenne pour les 12 mois qui viennent, en vertu de l’article 121 du TFUE (traité sur le fonctionnement de l’Union européenne). En synthèse, la Commission ordonne, contrôle et sanctionne tout pays qui mènerait une politique non conforme.

Il est donc du plus haut intérêt d’analyser quelles sont ces recommandations que les membres non élus de la Commission européenne. 96,4% ne sont pas Français (27 commissaires sur 28) ont décidées pour la France. Puisque ces “recommandations” vont constituer la politique économique de la République Française mise sous tutelle, il est assurément beaucoup plus important d’en prendre connaissance que de s’enquérir des résultats.

Désolé de dire que monsieur le Président n’est qu’un “pantin”, il ne dirige pas la France, on lui ordonne de mettre en place des actions. Il suffit de voir le soulèvement de plusieurs pays de l’Union Européenne.

L’objectif affiché par le gouvernement (qui lui est imposé par les traités européens) est de corriger en 2015 le déficit du budget de l’État. Car celui désormais prévu pour 2014 est une nouvelle fois très excessif par rapport aux normes européennes, comme il l’a été en 2013, en 2012, en 2011, en 2010, etc. Le gouvernement français a donc promis-juré qu’il ramènerait cette fois-ci notre déficit budgétaire à -0,5 % du PIB… en 2017.

Les points importants :

– Baisse massive des remboursements de santé
– Le gel du montant des pensions de retraite
– Dégressivité des allocations chômage
– Arrêter les revalorisations du SMIC
– Commencer à mettre en œuvre la suppression du SMIC
– Accroître la précarisation des contrats de travail
– Remise en cause de l’existence des contrats de travail à durée indéterminée
– La hausse des tarifs et la privatisation d’EDF
– La privatisation de la SNCF et sa mise en concurrence forcée

Ce qu’il faut savoir et que tous les économistes savent, c’est que pratiquer des coupes dans les dépenses publiques lorsqu’un pays est déjà en période de stagnation économique est une politique qui ne peut mener qu’à la récession. Et c’est en outre contre-productif puisque la récession entraîne une baisse des recettes fiscales souvent supérieure aux économies réalisées par la réduction des dépenses. En d’autres termes, cela revient paradoxalement à creuser le déficit que l’on prétendait combler…

Pour la France, ce programme voulu par l’oligarchie passe par la suppression des départements et des communes, une décentralisation de plus en plus poussée, la mise en pièces de notre système social et la disparition de nos services publics.

Les membres de la Commission Européenne :

– Président, Jean-Claude Juncker, nationalité Belge
En 2014, il est personnellement mis en cause dans l’affaire « Luxembourg Leaks » qui révèle de manière détaillée l’organisation de l’exil fiscal de plus de 1 000 entreprises avec l’approbation de l’administration luxembourgeoise des impôts

– Premier Vice Président, Frans Timmermans, nationalité Néerlandaise
Amélioration de la réglementation, relations institutionnelles, état de droit et chartes des droits fondamentaux.

– Haute représentante, Federica Mogherini, nationalité Italienne
Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

– Vice président, Andrus Ansip, nationalité Estonienne
Marché unique numérique

– Vice président, Maroš Šefčovič, nationalité Slovaque
Union de l’énergie

– Vice président, Valdis Dombrovskis, nationalité Lettonienne
Vice président pour l’euro et le dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés capitaux

– Vice président, Jyrki Katainen, nationalité Finlandaise
Emploi, croissance, investissement et compétitivité

– Commissaire, Günther H. Oettinger, nationalité Allemande
Budget et ressources humaines

– Commissaire, Johannes Hahn, nationalité Autrichienne
Politique européenne de voisinage et négociation d’élargissement

– Commissaire, Cecilia Malmström, nationalité Suédoise
Commerce

– Commissaire, Neven Mimica, nationalité Croate
Coopération internationale et développement

– Commissaire, Miguel Arias Cañete, nationalité Espagnole
Action pour le climat et énergie

– Commissaire, Karmenu Vella, nationalité Maltaise
Environnement, affaires maritimes et pêche

– Commissaire, Vytenis Andriukaitis, nationalité Russe
Santé, sécurité alimentaire

– Commissaire, Dimítris Avramópoulos, nationalité Grec
Migration, affaires intérieures et citoyenneté

– Commissaire, Marianne Thyssen, nationalité Belge
Emploi, affaires sociales, compétences et mobilité des travailleurs

– Commissaire, Pierre Moscovici, nationalité Française
Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes

– Commissaire, Christos Stylianides, nationalité Chypriote
Aide humanitaire, gestion des crises

– Commissaire, Phil Hogan, nationalité Irlandaise
Agriculture et développement rural

– Commissaire, Violeta Bulc, nationalité Slovène
Transports

– Commissaire, Elżbieta Bieńkowska, nationalité Polonaise
Marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME

– Commissaire, Věra Jourová, nationalité Tchèque
Justice, consommateurs et égalité des genres

– Commissaire, Tibor Navracsics, nationalité Hongroise
Éducation, culture, jeunesse et sport

– Commissaire, Corina Crețu, nationalité Roumaine
Politique régionale

– Commissaire, Margrethe Vestager, nationalité Danoise
Concurrence

– Commissaire, Carlos Moedas, nationalité Portugaise
Recherche, science et innovation

– Commissaire, Julian King, nationalité Anglaise
Union de la sécurité

– Commissaire, Mariya Gabriel, nationalité Bulgare
Économie et sociétés numériques


Les consignes pendant le temps de cette action :

– Ne faire aucun achat
– N’aller dans aucune banque
– Ne pas se servir aux pompes à essence
– Aucune dépense de quelque sorte, pas un seul centime
– Pas de péages, parkings, autoroutes
– Aucun débordement, restons soudé, montrons l’exemple !
– Et surtout, merci de laisser passer les urgences (Pompiers, policiers, infirmières, etc.)

En voiture, moto, scooter, à pied, vous êtes tous les bienvenues.
Dans tous les cas, VOUS pouvez participer à votre niveau.

Note : Ne cédez pas à la pression que certains exercent sur vous pour l’organisation d’un groupe ou un autre, pour rappel, en mai 1968, personne n’a été prévenir la préfecture.
Le droit de manifester est un droit fondamental reconnu et protégé par la loi.
La manifestation est une réunion organisée dans un lieu public ou sur la voie publique pour exprimer une conviction collective. Elle peut être fixe (sit-in) ou prendre la forme d’un cortège.

Elle peut être organisée :

– Par des syndicats pour défendre la cause des travailleurs ;
– Par un groupe minoritaire pour la reconnaissance et la défense de ses droits ;
– En soutien à une cause générale.

L’article 431-1 du Code pénal punit le fait d’entraver le droit de manifester de 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. La peine peut même s’élever à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende en cas de violence, voie de faits, coups, etc.


Les revendications : Petit rappel de ce pourquoi nous nous battons

Propositions principales :

– La dissolution de l’Assemblée Nationale
– Création d’une assemblée citoyenne
– Revoir à la baisse toutes les taxes
– Retour de l’ISF
– Taxer le CAC40

Transport et écologie :

– Réduction du TICPE ainsi que de la taxe carbone
– Suppression du projet de loi visant à interdire le gasoil non routier (GNR) pour les agriculteurs
– Suppression du projet d’augmentation du GNR pour les travaux publics
– Interdiction des produits douteux comme le glyphosate
– Annulation du projet de loi du biocarburant à l’huile de palme (gaz de schiste, OGM)
– Abandon du projet de renouvellement du parc automobile Français en électrique

Une réforme institutionnelle :

– Chaque ministères doivent être gérer par des référendums
– Consultation du peuple plus fréquente, par voie de référendum national mais également local
– Suppression du Sénat
– Reconnaître et comptabiliser le vote blanc
– Promulgation des lois par les citoyens eux-mêmes

Emploi et entreprises :

– Baisse des charges patronales
– Augmentation des aides financière publiques pour l’embauche
– Augmentation du SMIC et revaloriser le calcul du quotient familial en conséquence
– Aide au retour à l’emploi ou à la reconversion professionnelle grâce à des formations efficaces et valorisantes
– Respecter la parité homme / femme

La précarité :

– Augmentation des retraites
– Fin des régimes spéciaux
– Augmentation des aides financières aux étudiants pour l’installation, la mobilité et la culture
– Retraite au calcul identique pour TOUS

Réduction du budget des comptes publics :

– Réduction significative des salaires des membres du gouvernement
– Suppression des privilèges (salaire après mandant, emplois fictifs ou injustifié, indemnités)
– Contrôle des notes de frais des élus
– Présence physique obligatoire des élus en Assemblée

Éducation, culture et santé :

– Création d’un vrai Post BAC
– Inclusion des personnes handicapées dans touts les domaines de la société
– Accès à la culture pour tous
– Diminution de l’assistanat
– Suppression de la réforme dite de l’article 80 de la LFSS
– Refonte proportionnelle totale du barème des droits de succession
– Maintient / augmentation des postes dans les écoles
– Augmentation du nombre de postes dans les hôpitaux

Service public :

– Augmentation des effectifs des forces de l’ordre
– Amélioration significative les conditions de travail
– Révision à la hausse des aides pour les communes délaissées par l’état

Synthèse de la réunion avec M. Le Préfet de Quimper le 03.12.18

10 commentaires à propos de “Manifestations du 17 Novembre 2018 – Les réelles motivations”

  1. Un article très détaillé qui a le mérite d exprimer ce que vous faites et votre point de vue

    Je ne comprend pas votre position : vous vous substituez aux syndicats? Ça laisse à penser que vous êtes manipulé oublie pas franc …

    De plus je trouve dommage de bloquer des personnes qui n’ont rien demandé. je ne peux pas cautionner cela .

    Faites ce que les syndicats ne font jamais : bloquez les’ péages d’autoroute pour laisser passer gratuitement, idem pour les parkings , neutralisez les radars automatiques, les parcmètres Et la je viens .

    • Bonjour,

      Je ne pense pas que vous suiviez les actions qui sont en cours actuellement.
      Comme mis dans mon article, “Apolitique”, le mot est pourtant clair et cela regroupe aussi les syndicats, pour moi, ce sont les mêmes.
      Il y a d’autre part, des actions au niveau de certains péages et les radars automatiques seront décorés pour Noël.
      Mais une chose est sûre, si vous ne venez pas, je me demande comment vont faire les plusieurs milliers de personnes qui seront dans les rues.

      À vous lire et je me trompe peut-être, vous êtes un peu dans la classification des Français qui râlent en permanence devant leurs téléviseurs et qui le jour où nous avons besoin de vous, vous râlez là aussi parce que ça vous dérange dans vos petites habitudes, je le conçois, mais sincèrement, faire entendre son opinion et interpeller un gouvernement ne fonctionne pas en restant derrière un écran.

      Mon article est uniquement à titre informatif afin que les choses soient bien comprises, ni medias, ni syndicats, ni parti politique.
      Je fais des recherches et je les publie, je ne reste pas simplement lire un titre pour après m’enflammer.

      • Votre “estimation” de ce qu’est cette personne rest une accusation digne du procès d’intention. Votre texte est presque bien rédigé mais en transpire un flou étrange. Sur les revenus des atsem par exemple. 2 euros et quelques par enfant gardé. Ça veut dire quoi précisément ? Net ? Brut ? Le smic est à 9,88 brut. Moi pas comprendre.

        • Bonjour,

          Je dirais que c’est plutôt votre commentaire qui transpire le flou étrange …
          Je n’ai pas parlé des salaires des ATSEM, mais celui des Assistantes Maternelles.
          De plus, je ne vois pas où vous voyez 2 euros quelque part dans mon article.
          Si vous avez déjà eu l’occasion de travailler dans le privé, vous avez sûrement appris que s’il n’y a pas de mention “Net” ajouter derrière un chiffre, alors, c’est que c’est du brut.
          Je vous invite tout de même à prendre contact avec différentes Ass Mat et leur poser la question de leur situation.

          A l’avenir, essayez tout de même de faire un effort de construction dans vos commentaires. Merci.

    • Merci, il m’était important de relater la réalité des choses avec des chiffres et des informations concrètes.
      Malheureusement, je n’ai pas pris le temps de détailler encore certains points de mon article.
      N’hésitez pas à le partager afin que les choses soient bien comprises.

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