Préamplificateur phono

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Comme la grande majorité des installations audio vendues actuellement ne possèdent plus d’entrée pour table de lecture (phono de phonographe),il n’est guère étonnant que les préamplificateurs MD (pour cellule Magnéto Dynamique) se vendent actuellement comme des petits pains et que leur popularité ne
cesse de croître.

Ce ne sont pas uniquement les amateurs musique qui écoutent leurs disques vinyle qui peuvent être intéressés par un tel montage, mais aussi tous les possesseurs de PC dotés de graveurs désirant, enfin, mettre sur CD audio leur collection de disques LD (Longue Durée) du siècle dernier.

L’auteur de ce montage a réalisé une quantité impressionnante de préamplificateurs phono pour nombre de ses amis et connaissances; pour éviter de se compliquer la vie, il a souvent mis à contribution un circuit datant d’il y une trentaine d’année basé sur une paire de μA741, développé à cette époque par un certain Mr B. Woldenden et publié dans le magazine Wireless World en 1976 (cela ne nous rajeunit pas).

Avec cette électronique rudimentaire, le premier 741 se chargeait d’une amplification de l’ensemble du domaine, le second amplificateur opérationnel procédant à une correction de fréquence définie selon les normes RIAA, combinaison qui n’avait rien d’étonnant à l’époque.

Après quelques expérimentations, une variante de ce classique a récemment vu le jour. Elle aussi repose sur une paire d’amplificateurs opérationnels, mais se différencie au niveau de la compensation en fréquence RIAA qui a été, cette fois, distribuée sur les 2 amplis-op.

Ci-contre, le schéma de ce préamplificateur.

Le premier amplificateur opérationnel filtre à partir de 2,2 kHz avec une pente de 6 dB/octave, le second ampli-op prenant à son compte le second point de coupure.

Le but de cette approche est de faire en sorte que le facteur de contre-réaction des 2 étages reste aussi élevé que possible.

À la grande surprise de son concepteur, cette modification parut avoir un effet secondaire inattendu : lors de la lecture des disques vinyle, certaines des rayures avaient purement et simplement disparu du point de vue auditif du moins.

La différence par rapport au préamplificateur ancienne version était parfaitement audible, il ne s’agissait partant pas d’une impression imaginaire… À quoi cela pouvait-il bien être dû ?

Un rapide calcul nous appris qu’une rayure de 0,05 mm dans un sillon de disque qui glisse à 0,5 m/s le long d’un diamant produit une impulsion rectangulaire de 10 kHz.

Il est partant tout bénéfice d’éliminer le plus tôt possible ce genre d’impulsions, et donc à l’aide d’un filtre passe-bas au niveau du premier étage déjà, ce qui évite qu’elles ne puissent entraîner de surmodulation dans la partie aval du montage.

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